Quels que soient les lieux, en face de quoi sommes nous?

L’art dans une acception contemporaine peut-il être défini comme un espace de liberté ?

CHEMINS

Être sur un chemin

Quels que soient les lieux, en face de quoi sommes-nous ?
L’art dans une acception contemporaine peut-il être défini comme un espace de liberté ?

Là où la peinture a œuvré comme origine d’une vision particulière, valorisée par le temps ou par l’histoire de l’art, lieu identifié comme le reflet d’un espace, paysage sinon reconnaissable, du moins reconnu,
là se trouve la manifestation de « l’ être ».

Lorsque j’arrive sur un site, après quelques heures de route, ayant comme ambition ou disons plutôt comme point d’attraction, de rencontrer ce que que je suis venu y faire, c’est à ce moment qu’apparaît un acte de voir, et un état de voir.

C’est là que le ressenti est le plus perceptible, dans un moment d’incarnation intemporelle, puis d’un travail de restitution que l’acte photographique implique pour donner une matérialité, un objet d’échange.

Émergence d’une trace de passage, repère d’existence.

C’est sur ces chemins, lieux de passage, déjà tant visités que j’ai laissé émerger la trace de ma propre présence, une respiration du vivant.

L’acte photographique comme manifestation de l’existence, le sujet étant plus un enjeu esthétique et poétique de fondation, d’enracinement éphémère qu’un état descriptif, documentaire.

Je reprendrai la notion de Kunstwollen, cette volonté d’Art qui pour moi est une nécessité dans la conscience d’être au monde.

L’art dans une acception contemporaine peut-il être défini comme un espace de liberté ?

Notre époque interroge-t-elle plus que d’autres ?